Se ressourcer pour ne pas s’épuiser 3/3

Si l’expérience de la maternité et la paternité est un lieu où l’on se donne corps et âme, il faut penser à se ressourcer avant de s’épuiser totalement. Trop nombreux sont les parents qui sous-estiment l’importance de prendre soin d’eux-mêmes et de leur couple. Mais avant de penser au couple, il faut se retrouver soi-même… Sinon un jour, l’un ou l’autre craque, chacun à sa manière et souvent de façon extrême. L’infidélité en est un exemple, courant…

Dans son dernier ouvrage Le conflit, la femme et la mère, Elisabeth Badinter n’a pas totalement tort de remettre en question l’apologie de l’allaitement (très) long, le co-sleeping ou encore le portage en écharpe. En effet, ils maintiennent la mère et l’enfant dans un état de fusion. Si cette fusion est nécessaire pour la construction de l’identité de l’enfant, elle peut devenir destructrice quand elle s’installe durablement. C’est une question de mesure. Comme dans un jeune couple, il faut sortir de l’état premier de fusion pour espérer durer dans l’amour. L’amour fusionnel aspire… Il y a une perte de l’identité de l’un au profit de l’autre. Dans la chanson de Matthieu Chedid, « Qui de nous deux »  la confusion entre « inspire » et « aspire » est joliment exploitée pour décrire une telle relation fusionnelle.

Quels sont donc vos lieux de ressourcement? Ces moments qui vous procurent l’énergie nécessaire pour pouvoir vous donner aux autres. Ces temps qui vous permettent de vous retrouver vous-même; des temps à vous, des temps pour vous?

Je vous propose de les lister et d’en trouver au moins 20. Trouver des choses simples, des choses faisables dans votre quotidien. Ils doivent répondre aux besoins des différentes dimensions de votre personne: physique, psychologique, intellectuel, spirituel, social, artistique… Pour votre survie, veillez à vivre au moins un moment par jour.

A titre d’exemple:

  • Prendre un bain à la bougie
  • Ecouter de la musique à fond dans un casque ou seul(e) dans sa voiture
  • Prier (je crois que les croyants sont ceux qui résistent le mieux car ils y voient un sens spirituel à cette vie donnée)
  • Sortir boire un verre avec des amis
  • S’acheter un nouveau vêtement
  • Faire l’amour
  • Préparer un bon repas
  • Faire du sport
  • Lire un magazine, blog (le mien, merci!), journal, livre…
  • Dessiner, peindre…
  • Jouer d’un instrument
  • etc…

Mais pas seulement! Il faut aussi savoir goûter le plus souvent possible à ces moments de bonheur avec ses enfants. Ils peuvent durer une micro-seconde, c’est un plein d’énergie qui est refait pour la journée:

  • Un sourire
  • Un fou rire
  • Une première fois (premier mot, premier pas…)
  • Une discussion profonde avec les plus grands
  • Une réflexion ou question amusante ou adorable d’un petit
  • Une confidence d’un plus grand
  • Un moment de consolation
  • Un baiser, une étreinte
  • Un merci
  • Une bonne note à l’école
  • etc…

Voici achevée cette trilogie de rentrée ou mini traité pour la survie de l’espèce parentale. J’ai laissé beaucoup de questions que j’approfondis lors de mes conférences ou accompagnements  personnalisés. See you there!

Pour poursuivre la réflexion, je vous conseille le superbe film Un heureux évènement. J’ai adoré, évidement.

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