Lecture: l’amour est-il abnégation ou affirmation de soi?

Telle est la question que je me pose personnellement. Je vous partage donc cette lecture qui provoque ma réflexion par la justesse du propos.

« Si aimer, c’est donner, il faut que cela constitue une affirmation de soi-même : qui se nie lui-même n’est rien et n’a donc rien à donner. Pour aimer, il faut avoir un moi solidement assis.

Conséquence : la relation entre les sexes, dans son sens le plus positif et fécond, est la relation entre deux affirmations (et dons) de soi, donc leur affrontement, une guerre entre deux vraies personnalités, et non une série de politesses ou chacun s’efface devant l’autre et lui fait des courbettes de simple préséance.

On donne ce qu’on est : pour aimer, donner, il faut être.

Cela revient à contester une certaine vision chrétienne et moralisatrice de l’amour (charité, abnégation et dévouement) – en réalité idéal de dénégation de la vie, de soi, de la réalité vitale et affective, de la volonté de puissance. » E. Blondel

« Cette épouvantable absurdité que l’amour devrait être quelque chose d’altruiste… Il faut avoir un moi solidement assis, être hardiment planté sur ses deux jambes, sinon il est absolument impossible d’aimer. » Nietzsche.

(E. Blondel, L’amour, Corpus, Flammarion, Paris, 1998, p. 204-205).

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