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Phénomène: l’addiction des filles à la pornographie

26 juin 2013
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L’addiction à la pornographie n’est plus le privilège des garçons. Les filles y ont droit, elles aussi. Dans le milieu, on le savait mais peu sont les éducateurs conscient du phénomène. C’est un tabou, un vrai. Celui qui met tout le monde mal à l’aise, celui dont personne n’ose parler.

Pourtant, la souffrance est là et creuse un sentiment de mal-être. Le silence isole alors que le fait mérite qu’on libère la parole. Mais pas trop non plus, on aurait peur de donner l’idée à d’autres… C’est exactement ce genre de situation compliquée, voyez-vous. Elle est de celles qui nous laissent désemparées, confrontées à un choix cornélien: quoiqu’on choisisse de faire sur le sujet il y aura des conséquences négatives!

Pour les garçons, on part du postulat que tous consomment de la pornographie. Et puis, on dit que ces images sont faites pour eux, qu’ils sont plus sensibles à ce qu’ils voient quand elles le sont à propos de ce qu’elles entendent, qu’ils ont même besoin de ça pour découvrir la sexualité ou évacuer leurs pulsions… Mais non, arrêtons ces discours différenciés et simplistes, ils ne sont ni justifiés, ni d’actualité!

Les filles aussi ont des portables, les filles aussi voient des images. Les filles aussi n’y sont pas insensibles, quoiqu’elles en disent. Elles ont aussi des pulsions, elles connaissent aussi la masturbation. La pornographie s’est démocratisée: elle est partout, disponible ultra facilement. Dans la gente féminine, certaines utilisent l’excitation sexuelle que provoquent ces images, la masturbation pour évacuer la tension et l’apaisement qui en découle pour tenter de gérer leurs émotions.

La curiosité souvent fut le premier moteur mais ce n’est pas elle qui crée la vraie dépendance. Comme pour toutes les addictions, il faut arriver à nommer et comprendre le sentiment qui précède le passage à l’acte: du stress, de la solitude, de l’angoisse, de la frustration? C’est en fonction de cet état émotionnel qu’une dépendance aux images pornographiques s’installe ou non.

La pornographie devient alors comme un joint ou un alcool fort… Sauf que le danger de ces images est de parasiter les relations sexuelles et à long terme, en plus. En réalité, la pornographie est un désastre pour la sexualité, à la différence de l’érotisme.

Devant les addictions, il nous faut sortir à tout prix d’un discours moralisateur qui renforce le sentiment de culpabilité, nourrit l’angoisse et facilite ainsi le passage à l’acte. Il faut écouter et ne pas juger.

La solution consiste à apprendre une meilleure gestion de ses émotions et à trouver les moyens qui répondent aux véritables et légitimes besoins qui sous tendent l’addiction.

C’est mon travail, en milieu scolaire ou dans mes entretiens individuels. N’hésitez donc plus à me contacter pour en parler.

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1 commentaire

  • Reply Frédéric Baylot 27 juin 2013 at 5 h 43 min

    « La solution consiste à apprendre une meilleure gestion de ses émotions et à trouver les moyens qui répondent aux véritables et légitimes besoins qui sous tendent l’addiction. »

    Très bonne chose en effet, et qui est générale, au delà de la sexualité et de la pornographie :mrgreen:

    Merci pour ce partage

    chaleureusement

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