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Se ressourcer pour ne pas s’épuiser 3/3

21 février 2013
Un heureux évènement

Si l’expérience de la maternité et la paternité est un lieu où l’on se donne corps et âme, il faut penser à se ressourcer avant de s’épuiser totalement. Trop nombreux sont les parents qui sous-estiment l’importance de prendre soin d’eux-mêmes et de leur couple. Mais avant de penser au couple, il faut se retrouver soi-même… Sinon un jour, l’un ou l’autre craque, chacun à sa manière et souvent de façon extrême. L’infidélité en est un exemple, courant…

Dans son dernier ouvrage Le conflit, la femme et la mère, Elisabeth Badinter n’a pas totalement tort de remettre en question l’apologie de l’allaitement (très) long, le co-sleeping ou encore le portage en écharpe. En effet, ils maintiennent la mère et l’enfant dans un état de fusion. Si cette fusion est nécessaire pour la construction de l’identité de l’enfant, elle peut devenir destructrice quand elle s’installe durablement. C’est une question de mesure. Comme dans un jeune couple, il faut sortir de l’état premier de fusion pour espérer durer dans l’amour. L’amour fusionnel aspire… Il y a une perte de l’identité de l’un au profit de l’autre. Dans la chanson de Matthieu Chedid, « Qui de nous deux »  la confusion entre « inspire » et « aspire » est joliment exploitée pour décrire une telle relation fusionnelle.

Quels sont donc vos lieux de ressourcement? Ces moments qui vous procurent l’énergie nécessaire pour pouvoir vous donner aux autres. Ces temps qui vous permettent de vous retrouver vous-même; des temps à vous, des temps pour vous?

Je vous propose de les lister et d’en trouver au moins 20. Trouver des choses simples, des choses faisables dans votre quotidien. Ils doivent répondre aux besoins des différentes dimensions de votre personne: physique, psychologique, intellectuel, spirituel, social, artistique… Pour votre survie, veillez à vivre au moins un moment par jour.

A titre d’exemple:

  • Prendre un bain à la bougie
  • Ecouter de la musique à fond dans un casque ou seul(e) dans sa voiture
  • Prier (je crois que les croyants sont ceux qui résistent le mieux car ils y voient un sens spirituel à cette vie donnée)
  • Sortir boire un verre avec des amis
  • S’acheter un nouveau vêtement
  • Faire l’amour
  • Préparer un bon repas
  • Faire du sport
  • Lire un magazine, blog (le mien, merci!), journal, livre…
  • Dessiner, peindre…
  • Jouer d’un instrument
  • etc…

Mais pas seulement! Il faut aussi savoir goûter le plus souvent possible à ces moments de bonheur avec ses enfants. Ils peuvent durer une micro-seconde, c’est un plein d’énergie qui est refait pour la journée:

  • Un sourire
  • Un fou rire
  • Une première fois (premier mot, premier pas…)
  • Une discussion profonde avec les plus grands
  • Une réflexion ou question amusante ou adorable d’un petit
  • Une confidence d’un plus grand
  • Un moment de consolation
  • Un baiser, une étreinte
  • Un merci
  • Une bonne note à l’école
  • etc…

Voici achevée cette trilogie de rentrée ou mini traité pour la survie de l’espèce parentale. J’ai laissé beaucoup de questions que j’approfondis lors de mes conférences ou accompagnements  personnalisés. See you there!

Pour poursuivre la réflexion, je vous conseille le superbe film Un heureux évènement. J’ai adoré, évidement.

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7 Commentaires

  • Reply Severine 23 février 2013 at 23 h 26 min

    Superbe film en effet et parfaite illustration de ton article. Merci de me l’avoir fait decouvrir. Mon paquet de mouchoirs a souffert :-)

  • Reply Frédéric Baylot 26 avril 2013 at 8 h 23 min


    Je découvre ton site & ai bien apprécié cet article et d’autres

    Je me suis abonné au flux RSS de ton blog pour le suivre et y revenir

    merci de ces partages

    chaleureusement

  • Reply Éloïse B. 11 juin 2014 at 5 h 00 min

    Je découvre vos articles très intéressants parce qu’ils rappellent les fondamentaux en toute simplicité, ce que chacun sait au fond de lui mais n’ose exprimer, vous le dites et c’est une bonne chose.
    Un de mes lieux de ressourcement qui m’a menée vers vous aujourd’hui : Radio Médecine Douce ;-)

    Belle journée !

  • Reply esr88 5 août 2014 at 18 h 29 min

    J’adore l’article, mais alors ce film… Je suis allée le voir après avoir lu cet article. Je l’ai trouvé glauquissime. Comment mettre en exergue différentes réalités (baby blues, contraintes professionnelles, pleurs du nourrisson, mari à satisfaire, crise de nerfs, solitude, « avant on était heureux, mais ca, c’était avant » <=super), et mélanger le tout dans un entonnoir en disant : "voila comment c'est quand tu veux "faire" un enfant" (comme ils disent dans le film… en l'occurrence, on ne "fait" pas un enfant). Elle est belle la vie en famille, mmmhh ca donne envie, miam ;-) et encore on a pas vue l'actrice se vider de toutes ses larmes à cause de son allaitement qui part en sucette, encore une chance. Si toutes les femmes avaient un post partum comme le sien, on serait pas rendu. Et si celles qui vont accoucher regardent ce film, elles se pendront peut etre avant de donner la vie !? LOL

    • Reply Thérèse Hargot 2 septembre 2014 at 10 h 37 min

      Oui, je comprends votre réaction. Ce que j’aime dans ce film c’est de montrer la part d’ombre de la maternité… Il faut que ces doutes, ces fatigues, c’est râle-le-bol puisse s’exprimer. Mais c’est vrai qu’ils doivent être contrebalancés avec la joie de la maternité…

  • Reply Pauline 14 janvier 2016 at 21 h 58 min

    Je découvre vos 3 articles sur la vie de parents (de mère surtout?) J’ai renoncé il y a quatre ans à ma vie professionnelle d’avocat pour élever mes enfants, 3 en 4 ans, et sincèrement, je n’ai jamais regretté. Je ressens parfois ce désarroi intérieur que vous évoquez avec des mots simples et justes, mais je crois aussi que 3 causes sociétales peuvent empêcher la maman, surtout si elle ne travaille pas à l’extérieur, de remonter la pente en cas de « blues ».
    La 1ère, c’est que les fratries étant moins nombreuses, on n’a pas forcément appris à s’occuper d’un bébé dans sa famille et sincèrement, on ne m’a jamais dit l’épuisement que susciterait le démarrage d’un tout-petit, avec son impact sur le couple. Sans parler des couples d’amis ultra-brith qui ne diront jamais qu’ils en bavent, eux aussi.
    La 2è, c’est que l’on vit dans une société de productivité, d’hyper activisme et où le statut professionnel compte beaucoup. Je suis en congé parental depuis notre 2è, on me dit « ah oui, mais sinon tu fais quoi, et tu reprends quand ? »… et ça m’agace car ce n’est pas ma vie d’aujourd’hui! C’est là où les mots du conjoint sont d’une importance capitale pour garder confiance en soi.
    La 3è, la plus importante je crois, c’est que la gratuité est une valeur qui est boudée. J’essaie plusieurs fois par jour de vraiment regarder mes enfants. Comme c’est exigeant de les regarder vivre, assise dans leur chambre, sans smartphone, sans m’agiter à lancer une machine, plier le linge, le ranger, vider le lave-vaisselle, faire leur lit, commander le drive… Comme c’est exigeant « d’être vraiment là ». Mais c’est la condition pour pouvoir accueillir le plus beau cadeau qu’ils peuvent nous offrir : leur présence, et tous les moments de bonheur auprès d’eux que vous listez.

    • Reply thargot 14 janvier 2016 at 22 h 14 min

      Merci beaucoup pour ce message!

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