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Question: « Je rêve de faire votre métier! Où peut-on se former? »

1 septembre 2016
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Susciter des vocations est l’un des objectifs d’Une jeunesse sexuellement libérée (ou presque), et renforcer les acteurs de terrain qui oeuvrent dans l’ombre aussi. Ma boîte est pleine de courriers de lecteurs enthousiastes m’exprimant le désir de s’engager sur le terrain de l’éducation affective, relationnelle et sexuelle. Il est donc grand temps que je réponde à leur question: comment se former?

Quand j’avais vingt ans, je croyais qu’il suffisait d’être jeune et sympa pour pouvoir parler aux ados. Comme si le look ou la proximité d’âge suffisait, comme si l’éducation affective n’était qu’une question d’emballage. J’y ai cru, ne mesurant absolument pas la puissance de ce radar exceptionnel qu’on les adolescents: celui de capter sensiblement si le discours est vrai ou faux selon qu’il soit réellement vécu ou non par la personne et je dirais même, qu’il soit vécu joyeusement ou pas.

Qu’on se le dise: l’enfer est pavé de bonnes intentions! Tout discours aussi bien intentionné soit-il sera inaudible s’il sonne creux, si la personne n’est pas habitée par ce qu’elle dit, si son coeur n’a pas été préalablement « pétri ». Ce n’est effectivement pas une question d’âge mais de maturité intérieure.

Mais on est comme ça quand on a vingt ans: on dénigre la force de l’expérience humaine, on croit qu’il suffit d’apprendre les choses dans un livre pour les comprendre et les enseigner. A plusieurs reprises j’ai donc voulu mettre en place une formation qui pourrait facilement être diffusée mais curieusement, ce projet n’a jamais abouti pour des raisons qui m’échappaient à l’époque. Rédiger un contenu pédagogique et apprendre à des volontaires à le « recracher » me semblait pourtant si simple… Mais la formation théorique ne fait pas le « bon » éducateur. Encore faut-il avoir le charisme et là, c’est une toute autre affaire!

Bon ok, le mot est lâché: le charisme.

C’est le grand tabou dans les organismes de formation et pourtant, c’est la clé dans le domaine de l’éducation. J’en suis convaincue aujourd’hui: nous avons besoin de personnes qui oeuvrent pour la cause en fonction de leurs compétences, leurs qualités, leurs études, leur sensibilité, leurs convictions, leur état de vie… Nous ne sommes pas tous appelés aux mêmes rôles et le chantier est immense. No stress donc: il y en a pour tout le monde! Pour les uns, c’est dans l’organisation qu’ils excellent, pour les autres c’est par les biais d’activités théâtrales, musicales, sportives ou spirituelles qu’ils vont apporter leur pierre à l’édifice. Mais il y a aussi l’action politique, la création de magazines, de maisons de jeunesse, la rédaction d’articles, l’illustration de livres, l’aide aux jeunes en détresse, etc.

Ce que j’essaie de vous dire, c’est que la question première n’est pas celle d’une formation « prêt à l’emploi » mais celle de la vocation: « Pour quoi ai-je été façonné(e)? Quel est mon talent et comment puis-je le mettre au service de cette cause qui me dépasse, avec le parcours de vie qui est le mien? ». Pour y répondre, il faut être accompagné par quelqu’un de compétent afin de relire son histoire, connaitre sa personnalité et découvrir sa mission de vie.

J’ai croisé le chemin de bon nombre de personnes qui s’auto-proclamaient faites pour l’éducation affective ou l’accompagnement des couples alors qu’elles cherchaient seulement un moyen de répondre à leurs problématiques personnelles… Vous savez, comme ces fac de psycho remplies d’étudiantes cherchant des réponses à leurs questions! Mais il y a aussi, et c’est plus grave, ceux et celles qui agissent selon une idéologie c’est-à-dire qu’elles servent une idée de la vie et de l’amour avant d’être au service des personnes… C’est généralement qu’elles n’ont pas visité leur histoire personnelle et qu’elles cherchent à imposer leur système de valeur à tous pour ne pas se remettre en question.

Une fois ce travail effectué, la formation complémentaire va de soi. Il n’existe pas une formation unique qui conviendrait à tous. Elle est à déterminer en fonction du projet spécifique de chacun. Rassurez-vous aussi concernant la formation: quand on est à sa place, on a une incroyable énergie! Je dirais même, accomplir notre mission nous remplit de force intérieure et de joie profonde.

Ne cherchez pas à ressembler à qui que ce soit, à copier un modèle. Ne cherchez pas un discours pré-mâché: innovez! Développez des nouvelles initiatives, abordez ce sujet épineux de la sexualité avec un nouveau regard, de nouveaux moyens, de nouvelles propositions… Je suis convaincue que le temps des grandes associations parcourant péniblement collèges et lycées pour délivrer « le » cours d’éducation affective s’achève doucement et qu’il va laisser place à des propositions innovantes et diversifiées.

Pour ma part, j’ai deux propositions à vous faire.

La première est de prendre rendez-vous pour discuter ensemble de votre projet*. Pas dans un café mais dans le cadre d’une consultation car ce que j’ai à vous offrir est du ressort de l’accompagnement. Tout ce que vous avez besoin de savoir sur mon parcours et mon expérience, je l’ai déjà transmis dans les (très) nombreux articles sur ce blog et dans la presse. Il s’agit pendant cette heure de parler de vous.

En fonction de ce qui sera partagé, j’aurai peut-être la possibilité de vous proposer un stage dont l’objectif est de vous mettre en situation, vous permettre d’élaborer un projet et l’expérimenter sous ma supervision et, surtout de vous donner la confiance nécessaire pour vous lancer!

Dans tous les cas, restons en contact via les réseaux sociaux, en particulier via ma page Facebook et Twitter, pour vous tenir informé des éventuelles rencontres et stages à venir.

Sur ce, bonne réflexion!

T.

*Les frais liés aux rendez-vous ne doivent en aucun cas être un obstacle, je reste bien évidement souple sur ce point.

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