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Question: « Au secours, mon homme est nul au lit! »

5 octobre 2015
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C’est pas bien de dire qu’un homme est « nul au lit », je sais. Mais très nombreuses sont les femmes qui le pensent franchement! Et puisqu’elles me le confient, il va bien falloir qu’on en parle avant que l’histoire ne dégénère… Oh, elles peuvent bien s’auto-convaincre pendant quelques années qu’après tout c’est quelqu’un de bien par ailleurs, que la sexualité « c’est pas leur truc », qu’elles peuvent se passer du plaisir sexuel ou se contenter de celui qu’elles se donnent (souvent secrètement) par elles-mêmes.

Il faut dire que les femmes ont une incroyable capacité à prendre sur elles leurs frustrations, à ne rien dire à leur homme pour ne pas lui faire de la peine, à s’inventer des prétextes pour ne pas faire face au problème, à se culpabiliser plutôt que de lui dire: « Chéri, il va falloir que tu sois un homme, un vrai! »

Car le problème il est bien là: son manque de virilité.

S’il est maladroit, hésitant, pataud, c’est parce qu’il est obsédé par la volonté de « bien faire ». Il se demande comment faire plaisir à sa femme, il faut qu’elle soit contente, surtout ne pas la brusquer et par dessus tout, qu’elle se sente respectée. Il s’est déconnecté de ses désirs, il est dans le devoir. Ce sont des gentils garçons, ennuyeux à tromper! Elles désirent un homme viril, c’est-à-dire un homme qui a confiance en lui, assume ses envies et sa force; un homme qui ose, qui entreprend et qui transgresse.

Bien sûr, il y a aussi des hommes qui sont « nuls » parce qu’à l’inverse ils sont ultra égoïstes. Ils ne pensent jamais au plaisir de leur femme, à lui demander ce qu’elle aime et ce qu’elle veut. Derrière leurs allures de machos, ils se comportent comme un enfant qui cherche le plaisir pour lui-même. Ils sont restés dans une sexualité pulsionnelle, masturbatoire au lieu d’entrer dans une sexualité inter-personnelle: le grand drame de leur dame réduite alors à l’état de poupée ou de prostituée attitrée.

Les femmes s’enferment alors dans des rêves de petites filles en s’imaginant des histoires d’amour avec des princes charmants qui eux, au moins, sauraient comment s’y prendre, comme les prendre…

Depuis mon poste d’observation, je crie au phénomène de société, j’invoque sur ce sujet la « crise de la masculinité » que les hommes traversent en ce moment. Ils ne savent plus sur quel pied danser entre le gentil garçon et le bad boy,  entre l’homme soucieux de ne pas utiliser sa femme comme objet de plaisir et celui qui cherche au contraire à prendre son plaisir. Ils sont perdus! 

Et puis, les femmes sont beaucoup plus exigeantes, fort heureusement d’ailleurs. 

Bon, alors on fait quoi?

  1. On s’en parle (!), en évitant les « t’es nul au pieu », les « jamais » et les « depuis toujours ». Ce n’est pas nécessaire. Pire, il va perdre encore plus confiance en lui, se demander comment être meilleur, angoisser de ne pas y arriver et donc être encore moins bon amant!
  2. On décide de grandir soi-même, d’arrêter de se comporter comme une fille de 5 ans qui attend passivement un prince charmant, ou comme l’adolescente qui s’enferme dans ses rêves et ses fantasmes au lieu de vivre pleinement l’instant présent.
  3. On prend son rôle de femme: on initie son homme, à devenir un homme, un vrai.

« Quoi??? Mais c’est à lui de savoir! » allez-vous me rétorquer! Eh bien, non! Si vous ne lui dites pas, il ne peut pas savoir intuitivement comment bien vous faire l’amour! « Mais ce n’est pas romantique » continuerez-vous de me dire, « Je voudrais qu’il sache par lui-même ». C’est bien pour ça qu’en point 2 j’ai écris qu’il fallait d’abord décider de grandir soi-même.

Autrement dit, si vous avez choisi un gentil garçon ou un bad boy, ce n’est généralement pas pour rien… Je vais même vous dire la vérité: ça vous arrangeait bien! Avec lui, vous avez cru pouvoir éviter de vous même devenir la femme que vous êtes, cette femme intuitive, sauvage et puissante pour rester cette petite fille passive sexuellement… Oups, pardon: c’est un peu cash mais il va bien falloir le reconnaître.

Il est donc question ici d’une croissance personnelle: devenir l’homme et la femme que vous êtes.

L’accompagnement personnel peut aider, d’une part. De l’autre, le couple est invité à se découvrir autrement, en vivant ensemble des nouvelles expériences sensuelles et sexuelles pour apprivoiser cette partie de soi méconnue et apprivoiser l’être aimé  (son corps, ses émotions, son imagination, ses désirs…).

C’est mon job de vous aider. Il y a des clés, maintenant à vous de les saisir ou non.

Pour être très honnête avec vous, les hommes sont toujours extrêmement réceptifs à cette démarche. Ils ont la volonté d’évoluer, ils y aspirent et sont volontaires.  Mais j’ai connu des femmes qui souffraient de cette situation, faisaient la démarche de m’en parler mais qui, au fond d’elles, ne voulaient pas la changer parce qu’elles avaient encore trop peur de devenir une femme… C’est toute l’ambivalence du désir féminin à laquelle je suis souvent confrontée dans cette situation et qui peut, à terme, altérer considérablement le lien conjugal.

Je vous laisse parcourir la section des « conseil sexo » pour déjà avoir quelques idées mais je continue d’enrichir ce blog prochainement pour vous aider sur ce chemin.

T.

PS: N’hésitez pas à m’écrire via la page contact.

 

 

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