Accompagnement, accouchement

Quelle est ma méthode? Etre une sage-femme, des esprits.

15 mars 2013
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Voici une interrogation qui revient souvent à propos de ma pratique, et voici en titre ma réponse courte et imagée. Pour m’expliquer et rassurer les personnes – les hommes notamment – qui penseraient que mes interventions sont circonscrites au questions relative à la parentalité ou aux femmes, voici plus de détails.

Je ne suis pas psychologue. Ma formation fondamentale, c’est la philosophie. Certes, j’ai un diplôme et de nombreuses connaissances dans le domaine psychologique qui éclairent ma pratique. Mais l’accompagnement que je propose diffère profondément. Vous me demandez: en quoi et pourquoi? Je vous réponds de ce pas par le lancement d’une mini-série sur le sujet.

Voici donc le premier point: j’accompagne les personnes selon la méthode socratique de la maïeutique.

La maïeutique consiste à bien interroger une personne pour lui faire en quelque sorte « accoucher » de ce qu’elle porte en elle et qu’ainsi la vie puisse jaillir. La maïeutique, c’est l’art de poser la bonne question pour que ce qui est caché devienne visible, ce qui s’est imprimé puisse s’exprimer, pour mettre des mots sur des maux, pour trouver la vérité et aimer.

Le terme de maïeutique vient de Maïa, une déesse de l’accouchement et des sages-femmes. Il est repris par Socrate se présentant comme un « accoucheur des esprits ».

La sage-femme accompagne les femmes à enfanter elle-même sans le faire à leur place. Elle n’en est pas capable, ce n’est pas son travail. Par son savoir faire et son savoir être, elle permet à la femme de trouver la force de mettre au monde l’enfant et collabore avec le médecin quand elle estime que c’est nécessaire. Elle redonne confiance quand celle-ci semble avoir été perdue, elle trouve les mots pour rassurer, elle encourage en voyant le travail avancer. Comme me disaient les sages femmes qui m’ont accompagné: « Tu sais accoucher! Tu ne le crois pas? Eh bien, je vais t’aider à te reconnecter avec toi-même pour que tu puisses trouver la façon qui te convient de mettre au monde ton enfant »!

Il en va de même pour l’attitude du philosophe qui cherche la vérité dans la rencontre et le dialogue avec l’autre. Il en va de même pour mon travail où je n’hésite pas à proposer l’aide d’un psychologue (le médecin des maladies de l’âme) quand la personne demande une intervention spécifique que je ne peux assurer.

Je me rapproche aussi des sage-femmes qui n’utilisent pas de technique invasive pour connaitre avant l’heure le bébé, pour l’observer et le décrypter. Comme elles, je ne sais pas précisément ce qui sera enfanté ni comment se déroulera l’accouchement. Ceci me permet d’être plus honnête dans les questions que je pose. Je ne connais pas la réponse, je ne sais pas à l’avance ce que l’on va trouver. Mais je sais que vous savez. J’écoute donc, attentive et concentrée.

La maïeutique, ce n’est pas questionner pour se connaitre. Le but est la recherche de la vérité, cette Vérité source de Vie. Le questionnement est le moyen pour y arriver. La nuance semble peut-être infime. Je crois, pour ma part qu’elle est essentielle et qu’elle fait toute la différence.

Les articles de ce blog en disent déjà beaucoup sur ma pratique et les bienfaits chez les personnes que j’ai accompagné.

J’espère que ce post fera « accoucher »des questions sur l’espace dédié, et des vocations, qui sais?

T.

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1 commentaire

  • Reply Conseil: la liste non exhaustive des situations que j’accompagne | Chroniques philosophiques d'une sexologue new yorkaise 29 mai 2013 at 15 h 34 min

    […] ni psychologue. Ils soignent les malades, j’accompagne les bien-portants. Je suis comme une sage femme, des […]

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