Accompagnement, Célibataire

Phénomène: belle, intelligente et… célibataire!

8 novembre 2013
20130710-143851

« Mais enfin, je ne comprends pas pourquoi une fille comme toi est célibataire! » lui balance son amie. Elle a entre 25 et 35 ans, cumule aux yeux de la gent féminine intelligence et beauté: après tout, c’est vrai, comment ne trouve-t-elle pas chaussure à son pied? Elle est sympa en plus, toujours attentionnée. Et puis, elle meure d’envie d’avoir quelqu’un dans sa vie…

Les copines ont pourtant tout essayé pour la caser: des dîners organisés avec leurs derniers copains célibataires à l’inscription sur un site de rencontre, en vain. On cherche des excuses du genre: « whouais, les hommes ne savent plus s’engager aujourd’hui! » et « les meilleurs sont déjà pris, ils restent ceux dont personne n’a voulu ». Avec un risque multiplié par trois de tomber sur un jeune père divorcé, la célibataire revoit ses exigences à la baisse: adieux le doux rêve de prince charmant! Et malgré ça, toujours rien à l’horizon.

Soyons honnête un instant. Ce ne sont ni les hommes qui manquent, ni la beauté et encore moins le succès professionnel qui garantissent l’amour. Il suffit de regarder autour de soi: même cette fille qu’on trouve pourtant hideuse et idiote est casée! Inutile donc de chercher une raison extérieure pour justifier cet état, c’est à l’intérieur d’elle que ça se passe.

Il y a quelque chose qui bloque le mouvement d’amour, quelque chose en elle qui refuse de se laisser aimer ou d’aimer. Il faut partir du principe qu’elle a ses bonnes raisons de s’interdire d’une certaine manière l’amour, au lieu de la juger. C’est à elle de le verbaliser pour s’en libérer, à nous de l’y aider.

L’amour requiert une certaine disposition. Je vous partagerai aujourd’hui 3 attitudes les plus courantes selon moi chez les jeunes femmes involontairement célibataires:

1. La femme trop indépendante. Elle semble n’avoir besoin de personne, elle mène sa vie d’une main de maître. Comment dès lors un homme peut-il y trouver une place, sentir qu’il peut contribuer à son bonheur? Chez ces femmes, l’indépendance se confond avec l’autonomie. Il s’agit d’écouter d’où vient la peur d’être dépendante d’un homme et d’oser s’accorder des espaces où un lien peut se tisser. Être indépendante oui, mais pas dans tous les domaines de sa vie!

2. La femme trop gentille. Elle ne dérange personne, elle est toujours là pour les autres. Elle sait aimer, certes. Mais elle est incapable de se laisser aimer. Elle ne demande rien à personne et refuse poliment le moindre service qu’on voudrait lui rendre. Pardonnez moi l’expression mais il faut savoir être une « chieuse » pour être aimable! Oui, il faut accepter d’embêter les gens avec ses petits et gros soucis de la vie pour leur laisser une occasion de vous aimer. Trop lisse, comment avoir une prise?

3. La femme trop pressante. En une rencontre à peine, elle sait déjà si c’est lui ou non. Comment peut-elle oser prétendre savoir une pareil chose? D’abord, l’a-t-il demandé en mariage lors de ce premier rendez-vous? Non? Alors s’il n’y a pas de question, ne cherchez aucune réponse! On souffle et on goûte à l’instant. C’est tout. Pauvre garçon! Etre soumis à une telle analyse et à autant de projections, qui le voudrait? Cette attitude témoigne d’une insécurité profonde qu’il s’agit d’apaiser en investissant d’autres lieux (travail, ami, immobilier, etc) qui puissent répondre au besoin légitime de sécurité.

Maintenant que je me suis lancée sur le sujet, difficile de m’arrêter… Il y a tant à dire sur le « célibat involontaire »! Je m’y remettrai bientôt alors et d’ici là, profitez bien de l’été pour y remédier!

T.

20130710-143851.jpg

Vous pourriez aimer également

3 Commentaires

  • Reply Fleur 11 juillet 2013 at 9 h 42 min

    Parfaitement d’accord avec toi Thérèse.

    Je me permettrai d’ajouter un point supplémentaire: la femme qui multiplie les sorties, s’étourdissant au lieu de se rendre disponible, multipliant les rencontres mais ne laissant au fond que peu d’ouverture du coeur.

    Mais il n’y a pas de fatalité à cette situation, ni de niveau à descendre! Cultiver son jardin intérieur afin de s’y aimer et d’y laisser nos sentiments profonds germer pour permettre ainsi aux hommes de nous y rejoindre, cela me semble être la solution. C’est en tout cas mon expérience!…

  • Reply dodo 12 juillet 2013 at 11 h 02 min

    bien dit tout cela !
    j’ajoute 2 commentaires de mec (hé, en terme marketing, je représente votre population cible).

    1/ les filles, réécoutez les chansons suivantes, elles sont assez vraies (sans faire d’absolu bien sur) :
    – les yeux revolver, M. Lavoine
    – femme des années 80
    – l’intégrale de Goldman
    – Le parapluie, G. Brassens
    – Petite Marie, F. Cabrel
    => En bref, on adooooore la fille Barbie, un peu blonde, un peu chieuse, un peu sexy, vachement girly, qui en impose un peu, et qui nous fasse confiance meme dans nos délires. Ca c’est la théorie. La pratique, c’est qu’on aime la fille qui est elle-meme et qui nous aime pour ce qu’on est.

    2/ Vous ne changerez pas tel défaut de votre mec. Par contre, votre mec essaiera de changer pour vous faire plaisir, et il aimera le faire si : (1) il se sent libre (pas jugé, pas obligé) et (2) il sait que vous l’aimez avec ou sans.
    => Donc, si vous vous empechez de sortir avec un mec à cause de tel ou tel défaut, laissez lui une chance. Dites lui que vous n’aimez pas tel défaut, mais que vous l’aimez qd meme. Ca peut vous ouvrir des perspectives ?

  • Reply sophie 29 août 2013 at 8 h 08 min

    Bonjour Thérèse
    Je réponds sur les 3 commentaires (suis concernée !!)

    1. La femme trop indépendante. Fastoche à dire, quand on paye ses impots touite seule et qu’on doit gérer son appart et sa vie en solo, tout ce que nos parents ne nous ont jamais appris !
    2. La femme trop gentille. Là c’est l’atavisme catho
    3. La femme trop pressante. Et là je rappelle la petit horloge biologique – les copines ont déjà des enfants –
    Bref on peut lutter, se corriger, y croire fermement mais il y a aussi la chance de la bonne rencontre au bon moment ! et ça, ça ne se commande pas.
    Autrefois il n’y avait pas de célibataires, le mariage était la condition de survie économique. C’est le prix du mariage d’amour …de se marier plus tard…ou pas

    Merci pour le blog
    Sophie

  • Répondre

    Newsletter