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Mission: Love Generation

4 janvier 2013
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Quand a commencé Love Generation? À l’automne 2008, sous la grisaille Bruxelloise? J’avais invité chez moi les copains de ma sœur, elle était encore en humanités (au lycée). Chacun racontait son cours d’éducation sexuelle si tant est qu’il en ait eu. Ce soir-là on a ri, on s’est révolté aussi. En résumé, une sorte de mélange entre  » je vous fous la trouille avec le sida et l’avortement », « allez-y, surtout faites ce que vous voulez » et un seul slogan: « protégez-vous »! La morale bourge-judéo-chrétienne balayée a laissé place à un discours sécuritaire et hygiéniste au mieux, un devoir moral d’user de sa liberté sexuelle au pire. Pas une éducation mais une information qui ne passe pas, qui ne marche pas. Vous en connaissez beaucoup des ados qui veulent se protéger, ne pas jouer avec les risques, respecter les interdits des adultes ? Ceux que j’ai rencontré feraient tout pour être aimé, se sentir vibrer, espérer exister pour quelqu’un. « On nous parle des risques sans nous parler d’amour » alors qu’aimer, c’est risquer.

Ou alors, peut-être que Love Generation avait déjà commencé quand j’avais 15 ans ? Je ne sais plus très bien comment ça m’était venu, mais j’avais envie de créer des écoles où l’on apprendraient les choses de l’amour, les choses essentielles à la vie. Il y aurait des cours pour apprendre à communiquer en vérité et sans violence, des séminaires pour développer l’estime de soi, des enseignements pour améliorer la connaissance et le fonctionnement de son corps, et caetera. Ah oui, j’y pensais peut-être parce que j’étais assise sur les bancs de l’école et que mon esprit de jeune fille était ailleurs… Après tout, on nous apprend pendant une vingtaine d’années les mathématiques, la grammaire, l’histoire pour réussir notre vie professionnelle. Mais combien d’heures, combien de cours recevons-nous pour espérer réussir notre vie affective, relationnelle, sexuelle et familiale?

Il paraît que ça ne s’apprend pas, ça ne se discute pas, c’est intuitif et personnel. Au vu du résultat, permettez-moi d’en douter ! Je constate chaque jour lors de mes accompagnements qu’il s’en aurait fallu parfois de très peu comme connaissances et apprentissages pour éviter des déchirements dans les couples et des souffrances personnelles intenses.

Mais en fait, quand j’y pense, Love Génération c’était d’abord le nom d’une chronique, celle que je tenais dans une émission radio! Car oui, j’ai fait de la radio à Paris… Et je n’ai qu’un rêve: recommencer! C’était une émission de libre antenne (excellent concept) pour des jeunes de 12 à 25 ans (j’en avais même pas 20) dans une radio catholique ( pas glamour) avec l’homme de ma vie (ultra glamour). On y parlait de spiritualité bien sur, d’amour et de sexualité aussi.

Love Generation ce sont des rencontres d’abord, une révolte devant des discours ou l’absence de dialogue ensuite, une volonté de ne pas se résoudre à la situation alarmante en matière de santé physique mais aussi psychologique des jeunes, surtout.

L’intuition de Love génération c’est donc ça: ouvrir des espaces de dialogues, de formations et de réflexions autour de l’amour et de la sexualité; faire de la prévention autrement.

Elle a pris différentes formes: une chronique à Paris, une association à Bruxelles, des ateliers de formation à New York. Par deux fois, j’ai travaillé à développer les outils de formation pour des organisations qui n’étaient en fait pas prêtes à intégrer un nouveau projet. Et mes trop nombreux déménagements m’ont empêché de poursuivre…

Affaire à suivre donc.

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