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Lecture: les Kâma-Sûtra

4 septembre 2013
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Mon emménagement parisien a des allures de Noël! Je retrouve toutes sortes de choses oubliées, laissées dans des greniers en Belgique et en France depuis plus de quatre ans. Tenez, justement, je viens de retomber sur un cadeau de mariage: Les Kâma-Sûtra!

L’édition que je possède est à mille lieux des représentations vulgaires et réductrices qui éveillent la curiosité des apprentis amants ou des amants lassés. Elle est même plutôt franchement décevante sur ce plan. Comme « cours d’optimisation du plaisir », il y aurait beaucoup mieux à proposer! Alors, nous en reparlerons parce que c’est une chose très belle que le plaisir sexuel.

En fait et au risque de casser vos fantasmes, les Kâma-Sûtra sont une sorte de guide des devoirs conjugaux et extra-conjugaux pour les hommes de bon rang d’une époque et d’une culture qui n’est pas la nôtre.

« Ainsi, les Kâma-Sûtra sertis dans un écrin de miniatures, deviennent-ils un authentique objet d’art et de curiosité qu’il nous faut ouvrir comme un coffret de bois précieux déposé sur nos rives par la mer voyageuse et qui répandra de lui-même les fragrances inépuisables de notre mère l’Inde. » (p.7).

On y parle de comment mettre en confiance une jeune épousée, du baiser, des querelles amoureuses, de la tâche de l’homme, des sons de l’amour et des soupirs, de l’utilisation des ongles et des dents ou encore de la conduite d’une femme fidèle en la présence (et en l’absence) de son époux. On y trouve aussi des conseils pour accroître le charme, subjuguer l’autre, augmenter la virilité, exciter le désir, et j’en passe et des meilleures! Et les images sont (très) explicites sans être choquantes parce qu’artistique, il me semble.

Mais encore une fois, les propos ne sont pas vraiment d’actualité. Ils sont de plus d’un parti pris masculin déprimant. La sexualité des femmes est tellement plus riche et prometteuse!

Alors, quand on sait que les jeunes d’aujourd’hui apprennent des films pornographiques le plaisir charnel et qu’aucune éducation n’est faite pour les jeunes mariés, ça me donne l’envie d’écrire un équivalent pour les femmes et les hommes d’aujourd’hui! L’union sexuelle est un art qui requiert un certain savoir faire et savoir être pour lequel, nous autres jeunes occidentaux, ne sommes absolument pas éduqués. Qui sait, peut-être qu’entre deux cartons je m’y mettrai? Mmm… Certainement sous un pseudo, j’ai un mari et des enfants voyons!

Pour l’heure, l’édition Zulma reste une bonne idée de cadeau de mariage (de la part d’un témoin avisé)!

T.

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2 Commentaires

  • Reply univerzoro 4 septembre 2013 at 15 h 03 min

    ce sont les fantasmes de « l’exotisme » occidental, tout comme le tantrisme, et puis ces fantasmes nés au 19e comment fonctionnent ils encore au 21e et dans quelles « couches » sociales , finalement si on analyse « scientifiquement » ce genre d’écrit y a t il des choses à apprendre pour l’occident, et même , dans leur pays d’origine, il y a surement ou probablement des siècles que ça ne fait plus fantasmer, ou matière à apprentissage, il n’y a que observer « certains » comportement barbares de certains individus males de cette jeunesse … ce genre de « livre » était reservé à la noblesse, à ceux qui étaient déjà sensiblement éduqué. ici ça ne fait marcher que les caisses enregistreuses par la curiosité que ça évoque, mais bon à part ça, effectivement, il y a surement un éclaircissement à effectuer sur les sens et la finalité ou la transcendance du corporel et de la sublimation par l’esprit, mais bon, on peut toujours réver que celà puisse avoir un impact quand on voit les programmes TV ou le ciné …

  • Reply Annie 4 septembre 2013 at 15 h 27 min

    J’ai cherché sur google la version du kama sutra dont vous parliez et il y avait chez cet éditeur un autre texte, ancien, mais moins que le premier, plus tourné vers les femmes, l’Anangaranga

    Vâtsyâyana & Kalyanamalla
    Les Kâma-sûtra suivis de l’Anangaranga

    Traduits du sanskrit par Jean Papin

    Les Kâma-sûtra, ou « Livre de l’amour », traduits directement du sanskrit dans leur version complète, offrent grâce à leur ton, leur rythme et à la fraîcheur de l’original, d’en savourer toute la poésie.
    Dans la même tradition, qui s’est maintenue jusqu’au XVIe siècle, l’Anangaranga, ou « Théâtre de l’Amour », présente un caractère de franche actualité par le nouveau statut qu’il accorde à la femme, aux voluptés de l’amour et par l’habileté avec laquelle il se joue de la morale. Dans un style riche et imagé, sont notamment proposés un choix exceptionnel de recettes aphrodisiaques et magies diverses, parfois judicieuses, souvent cocasses, telle cette classification des zones érogènes des différents types de femmes selon les phases de la lune… Accessible dès l’origine en arabe, en persan et en urdu, l’Anangaranga est ici directement traduit du sanskrit au français, dans sa version intégrale.

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