Lecture, LOVE, SEXUALITY & BABIES

Lecture: l’amour est-il abnégation ou affirmation de soi?

18 avril 2013
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Telle est la question que je me pose personnellement. Je vous partage donc cette lecture qui provoque ma réflexion par la justesse du propos.

« Si aimer, c’est donner, il faut que cela constitue une affirmation de soi-même : qui se nie lui-même n’est rien et n’a donc rien à donner. Pour aimer, il faut avoir un moi solidement assis.

Conséquence : la relation entre les sexes, dans son sens le plus positif et fécond, est la relation entre deux affirmations (et dons) de soi, donc leur affrontement, une guerre entre deux vraies personnalités, et non une série de politesses ou chacun s’efface devant l’autre et lui fait des courbettes de simple préséance.

On donne ce qu’on est : pour aimer, donner, il faut être.

Cela revient à contester une certaine vision chrétienne et moralisatrice de l’amour (charité, abnégation et dévouement) – en réalité idéal de dénégation de la vie, de soi, de la réalité vitale et affective, de la volonté de puissance. » E. Blondel

« Cette épouvantable absurdité que l’amour devrait être quelque chose d’altruiste… Il faut avoir un moi solidement assis, être hardiment planté sur ses deux jambes, sinon il est absolument impossible d’aimer. » Nietzsche.

(E. Blondel, L’amour, Corpus, Flammarion, Paris, 1998, p. 204-205).

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1 commentaire

  • Reply univerzoro 19 avril 2013 at 2 h 13 min

    donner ce qu’on est … ? il faut d’abord savoir ce qu’on est .
    même le « connais-toi toi même » ne nous ramènerai que le soi.
    alors on donne quoi ? difficile à dire …
    je parle ici d’amour relation , relation de corps et d’esprit, quoique la plupart ne veulent que le corps et l’autre dans ce qu’il est comme je le ressent moi.la perception de l’autre à travers moi, souvent non analysé et non analysable dans l’absolu, même si le perçut peut être dit , au mieux confronté à une réalité de l’imagination.
    je peux vouloir donner, ce que je suis ? certes, analysé, compris, pris par moi même, ce que l’autre risque de faire aussi.
    dans une relation il y alors deux « dons » donné par deux moi, ça donne des échanges de désir qui joue avec le conscient et l’inconscient. ce que je sais de moi, mais qui dans l’échange devient soi.
    mais si on n’a pas fait de travail sur soi, quel est ce soi perçu ?
    ce soi qui m’échappe quand il est pris par l’autre …
    à suivre … car le sujet est intéressant .

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