Lecture, Néo-féminisme

Lecture: Femmes qui courent avec les loups, le livre des Femmes sauvages (que les hommes aiment)

19 octobre 2014
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« L’ombre de la Femme sauvage se profile toujours derrière nous, au long de nos jours et de nos nuits. Où que nous soyons, indéniablement, l’ombre qui trotte derrière nous marche à quatre pattes. » C’est ainsi que Clarissa Pinkola Estès ouvre son désormais célèbre et incontournable Femmes qui courent avec les loups.

À J-2 avant mon voyage de noce, celui célébrant mes dix ans de mariage, je cherchais de quoi lire et me nourrir. Face à ma bibliothèque, je me confrontais à ma vie avec nostalgie et amertume quand à sa vue, mes vertiges de l’âme ont cessé. Les histoires et mythes de l’archétype de la Femme sauvage, c’est ça que je veux emporter! Un bien meilleur et puissant investissement que de gober les clichés distillés dans « la femme parfaite est une connasse » et autres livres sortis récemment sur le sujet.

« Maman, on y va au parc? » s’impatientent mes enfants. Impossible de ne pas me précipiter malgré tout dans la lecture. Entre les coup d’oeil jetés toutes les minutes sur ma progéniture, je repère quelques passages à vous partager que je tente de dicter avec la fonction Siri de l’IPhone tout en tendant de l’autre main un goûter aux aînés. Je m’émerveille de la résonance que ces mots ont en moi et je repense à toutes les femmes que j’ai eu le privilège d’accompagner vers cette (re)connexion avec la Femme sauvage en elle…

  • « Il arrive qu’en attendant que leur compagnon veuille bien les comprendre, les femmes se lassent et s’irritent. « Pourquoi ne sait-il pas ce que je pense, ce que je veux ? » se demandent-elles. Il existe néanmoins une solution au problème, utile et efficace. (…) Si elle veut que son compagnon réagissent dans ce sens, la femme doit lui révéler le secret de la dualité féminine. Elle doit lui parler de la femme intérieure, celle qui vient s’ajouter à elle. » P185-186
  • « Celui qui ne tient pas compte de la dualité féminine se prépare une belle surprise, car lorsque la nature sauvage de la femme monte des profondeurs et commence à s’affirmer, celle-ci se met à manifester des intérêts, des sentiments, des idées tout à fait différents de ce qu’ils étaient auparavant. (…) Pour aimer une femme, son compagnon doit aussi aimer sa nature non domestiquée. Si tel n’est pas le cas, la femme va s’en trouver déséquilibrée et bancale ». P186
  • « Viscéralement la femme sait qu’il est terriblement nocif de demeurer trop longtemps quelqu’un de trop gentil. » P125
  • « Une femme sauvage n’aime personne autant qu’un partenaire qui est son égal. Et pourtant, depuis l’origine des temps, ce compagnon n’est pas certain de saisir sa vraie nature. Que désire véritablement une femme ? C’est là une question éternelle, une énigme que pose la nature sauvage et mystérieuse de toutes les femmes. » P169

Quand soudain j’entends un petit hurler: mon dernier vient de s’emparer de son vélo! Vite je sauve mon texte, non, je le publie par mégarde! Mince, trop tard. Mais là il faut que je file user d’une diplomatie sans pareil pour faire rendre le vélo, les autres parents observent la scène, il faut que je garde mon calme! Définitivement, lire, écrire et surveiller ses enfants ne vont pas ensemble, quand finirais-je, bon sang, par l’accepter?!

Mais à la nuit bien entamée, je reprends l’écriture. Juste avant, j’aperçois sur ma boîte ce message de mon mari. En Allemagne pour son travail, il vient de répondre à mon post malencontreusement envoyé cet après-midi:

« Si ce post n’était probablement pas voué à être publié, il m’a en tout cas touché personnellement. Mais j’imagine que notre discussion d’hier en était le déclencheur?

Je répondrai que oui, j’aime aussi ta nature sauvage. C’est précisément pour cela que je suis tombé amoureux de toi.

Et je rajouterai seulement qu’une femme devrait aussi garder en tête qu’un homme ne pense pas à mal ou manque d’amour lorsqu’il est surpris, et de manière répétée, par cette dualité féminine. Car il est essentiellement et par nature étranger à cela. En un mot, les hommes sont cons, mais sympas. Ré-adopte ton mec!

Je t’aime! « 

Sur ce, vous l’aurez compris, Femmes qui courent avec les loups est un livre que je vous recommande. C’est une sorte de guide pour que s’exprime la Femme sauvage qui sommeille en vous, celle-là même qui fait chavirer les hommes!

T.

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1 commentaire

  • Reply L'esprit de la caresse 23 octobre 2014 at 8 h 57 min

    Mon livre fétiche.. Et qu’est ce que je l’aime cette ombre qui me suit !

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